
Marsisme.com et la gestion de la technostructure globale
Je suis Thomas Michaud, manager de Marsisme.com. Ce site est consacré à un projet de recherche en place depuis près de dix ans. Il cherche à répertorier les différentes alternatives politiques, économiques et sociales dans des contrecultures que la science-fiction permet de localiser. Ce genre est en effet souvent à l’avant-garde des nouveaux mouvements culturels. Mes livres sont consacrés à différentes contrecultures, ou cultures alternatives. Le Marsisme s’intéresse à l’utopie de la conquête de Mars. Télécommunications et science-fiction cartographie précisément la cyberculture, qui était la contreculture dominante pendant la période de l’informatisation des sociétés occidentales. La rêvolution satanique décrypte la culture de la guérilla urbaine des enfants d’immigrés et des soixante-huitards, qui furent des adeptes radicaux de la contreculture, envisagée comme un moyen de mutation sociétale. Cette étude est importante car la multiplication de ces courants contreculturels est la conséquence de la réforme de la spiritualité de l’Occident chrétien par Vatican II. Un peu plus de 40 ans après cette réforme de l’ordre spirituel de nos sociétés, il était intéressant de cartographier et d’étudier les principales conséquences contreculturelles de l’émancipation des peuples.
Les quatre ouvrages sur les contrecultures des sociétés postindustrielles cherchent à présenter les rêves et cauchemars des industriels à travers l’étude de leurs récits fictionnels, utopiques ou dystopiques. Les récits de science-fiction constituent la matière principale de ces recherches. Des centaines de ces mythes contemporains ont été étudiés, disséqués, classés, dans la perspective de mieux comprendre comment fonctionne l’imaginaire industriel, principalement développé avec l’arrivée du cinéma et de la télévision. Ces ouvrages interrogent l’impact de ces récits sur les acteurs du système productif, qu’ils soient prolétaires ou stratèges, et la dimension morale, ou éthique de l’innovation, qui inclut ces discours dans son déploiement. Ces quatre ouvrages constituent une cartographie des mythologies technologiques des sociétés postindustrielles. La méthode fut en partie empruntée à Claude Lévi-Strauss et à la sociologie de l’école des Mines. Il s’agit d’étudier les mythes qui traversent les zones industrielles et les laboratoires de recherche pour mieux comprendre l’imaginaire qui supporte les recherches des scientifiques. La thèse de sciences de gestion qui explique plus précisément cette méthodologie sera prochainement accessible.
Marsisme TV est constituée de vidéos trouvées sur le web. Elles illustrent certains propos tenus dans mes différents livres, comme Le Marsisme, Télécommunications et science-fiction ou Science Fiction and Innovation. Elles traitent des multiples utopies technologiques contemporaines et présentent certains extraits de films analysés dans mes livres. Il est intéressant pour les lecteurs des livres d’approfondir leurs connaissances en regardant ces vidéos, et aux novices de les regarder pour s’intéresser à une culture technologique qui cherche à repousser les limites du possible dans un esprit utopique supporté par la science-fiction et qui tend vers une forme de religion, le transhumanisme, et vers une cosmologie artistique supportée par le mouvement New Age et le postmodernisme. Mes recherches m’ont poussé à étudier les discours de ces scientifiques, souvent hétérodoxes et en provenance de la Californie, bien que très inspirés par la philosophie de la Renaissance européenne et par le scientisme européen du dix-neuvième siècle. Bon nombre de ces récits utopiques scientifiques contribuent à manager des équipes d’ingénieurs dont l’objectif est de réaliser dans des délais compétitifs des projets techniques dans la perspective d’assurer le leadership aux organismes, aux institutions ou aux Etats qui les financent. L’utopisme technologique repose sur un nouvel art dont les œuvres sont souvent créées en raison du progrès des ordinateurs. Les progrès de l’utopisme et de la science vont de paire avec les progrès des techniques de représentation, comme le cinéma. C’est une des raisons principales pour lesquelles la science-fiction est devenue un genre dominant et très important dans une perspective managériale pendant l’ère du cinéma. La science-fiction est un des genres dominants pour représenter le futur.
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