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La rêvolution satanique
La rêvolution satanique étudie les discours des acteurs des guérillas urbaines qui ont touché la France en 2005-6. Ce type de phénomène est normal dans les civilisations cybernétiques, car les plus pauvres doivent se manifester pour éviter que leur humanité soit totalement broyée par le système. Leurs discours sont multiples et témoignent de plaintes face à leur gestion inhumaine. Par exemple, ils luttent contre les élites gauchistes, contre l’endettement qui devint une contrainte cognitive de plus en plus ennuyeuse chez les prolétaires, et critiquent le manque d’avenir dans les discours des adultes qui ont tendance à les considérer comme des entités sans identités, comme de pures unités de production qu’il est nécessaire de formater pour qu’ils s’insèrent idéalement dans le système productif. Ce livre montre que la jeunesse s’est révoltée contre une société construite comme une technostructure, au point de provoquer une demande d’humanité, de justice, et de morale religieuse par la violence. Une partie de l’ouvrage est par ailleurs consacrée à l’étude des représentations de la guérilla urbaine et des moyens de sa répression dans les œuvres de science-fiction.
Le Marsisme
Le marsisme explore la culture de la R&D spatiale, qui cherche à mettre en place des missions pour coloniser la planète Mars. Il étudie aussi tout un discours critique de la technostructure qui est le pendant critique de cette utopie. En effet, si les technocrates les plus ambitieux, pour ne pas dire les plus faustiens, envisagent la colonisation de Mars, certains critiques estiment que cette ambition est dangereuse pour l’humanité et dénoncent les idéologies aliénantes de la technostructure, souvent d’un point de vue marxiste, ce qui constitue un frein important au triomphe du marsisme. En revanche, cette idéologie devient de plus en plus populaire avec le temps et pourrait, avec l’idéologie de la science-fiction dont elle est une ramification, prendre le relais des idéologies prolétariennes, comme le marxisme, au vingt-et-unième siècle, quand les ingénieurs auront réussi à mettre au point les technologies de propulsion adéquates.
Science fiction and Innovation This book comprises five articles, which were writen for several conferences. These articles conclude a ten years study on the relations between science fiction and technological innovation. Over five years, the relations between the imaginary and innovation in several R&D centers have been studied. Science fiction is understood as a delirium. These deliriums constitute the spirit of technocapitalism. Science fiction is a very important culture of postindustrial capitalism. It is used at several stages in the process of innovation and creates a vision of the future of innovators.
La zombification du monde
La zombification du monde étudie la culture zombie, qui est encore plus radicale que la culture de la guérilla urbaine, qui était principalement le produit d’une jeunesse d’immigrés des zones urbaines adeptes de films de science-fiction et de mangas. Ce livre décrit une culture dans laquelle les individus expriment une hyperaliénation, dans un système devenu vaudou, en raison de la psychiatrisation des masses érigée en système de contrôle social optimal, apogée de la révolution bourgeoise qui souhaitait remplacer la religion par la psychiatrie, pour permettre le succès total de l’industrialisme, puis de la technocratie. La culture zombie est le résultat de plusieurs éléments. Les individus sont victimes de la peur du SIDA, qui isole et individualise les humains. La mémoire des grandes guerres et des génocides contribue au succès des films de zombies. La zombification par les traitements psychiatriques devient aussi très fréquente, de même que l’augmentation du nombre de personnes âgées qui contribuent à la création d’un climat zombique. Ce livre présente une cinquantaine de films de zombies et propose de créer un plan pour guérir l’humanité du SIDA en tatouant les malades pour éviter la contamination, surtout en Afrique, ce qui soulagerait en partie l’Humanité de la peur de l’autre.
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